Lu dans la presse

Cahors. Les ambulanciers déclenchent la sirène

cahorsRassemblement inhabituel d'ambulanciers hier à Cahors. Les professionnels qui assurent les transports sanitaires, la nuit et jours fériés disent travailler à perte. Ils menacent de cesser la garde départementale s'ils ne sont pas entendus. Une délégation a été reçue à la préfecture.

Toutes sirènes hurlantes, et gyrophares allumés les ambulances ont remonté et descendu le boulevard Gambetta à Cahors hier en fin de matinée sous les yeux de passants intrigués. Un coup d'éclat sonore pour une action de mobilisation de toute une profession qui représente aujourd'hui dans le département 29 entreprises et près de 400 salariés.

Le coup de gueule des blouses blanches a trait à la garde ambulancière imposée depuis 2003 par arrêté préfectoral aux entreprises de transports sanitaires privés. L'accord conclu il y a neuf ans, qui serait une exception lotoise, instaure une garde départementale toutes les nuits et les jours fériés de 20 heures à 8 heures. « La garde signifie un véhicule entièrement équipé et deux personnels » précise Pascal Martinez, le président des ambulanciers lotois. Sont inclus dans l'arrêté, l'obligation d'assurer les retours à domicile et les transferts inter hospitaliers avec une remise de 60 %. « Or, soutient le représentant de la profession, dans les autres départements, ne sont concernés dans la garde ambulancière, que les transports dits d'urgences pré hospitalières ».

Au cœur du conflit, le montant de l'indemnité compensatrice, pas assez élevée au goût des ambulanciers : « L'indemnité se monte à 346 € alors qu'une étude a estimé à 569 € le coût d'une garde pour une entreprise » affirme Pascal Martinez. Les ambulanciers lotois effectuent en moyenne 3 à 4 transports de malades par nuit. Un service rendu à la population que les entreprises privées menacent de suspendre à partir du 15 juin s'ils ne sont pas entendus. « Une administration de l'État ne peut plus demander à une entreprise du secteur privé de travailler à perte » lancent les manifestants qui réclament, entre autres le paiement à 100 % de s retours à domicile et des transferts d'un hôpital à l'autre.

Le président des ambulanciers a été reçu par le préfet Bernard Gonzalez. Le dossier est sur la table. Il devrait être tranché par l'Agence Régionale de Santé.


Un rendez-vous avec l'ARS le 12 juin

Lors de sa rencontre avec les ambulanciers, le préfet a indiqué qu'il y aurait le 12 juin, une rencontre entre l'ARS et la profession lotoise. « Nous avions déjà évoqué cette question au cours de la réunion du sous-comité des transports sanitaires » rappelle Christophe Saint-Sulpice. Le directeur de cabinet du préfet ajoute : « la réponse à apporter est largement entre les mains du directeur général de l'Agence Régionale de Santé. Le 20 juin, un rendez-vous avec les instances nationales et puis le 28 juin, de nouveau, le sous-comité des transports sanitaires se réunira ».