Lu dans la presse

SAMU DE FRANCE CRITIQUE LA CONVENTION SIGNEE AVEC LES AMBULANCIERS PRIVES

SAMU DE FRANCE CRITIQUE LA CONVENTION SIGNEE AVEC LES AMBULANCIERS PRIVES

Le président du syndicat SAMU de France critique également la convention mise en place par le SAMU du Var avec l'association d'ambulanciers privés équipés de défibrillateurs semi-automatiques (cf dépêche APM du 4 avril).


Le médecin régulateur peut envoyer un ambulancier équipé d'un défibrillateur semi-automatique pour des urgences non vitales. L'ambulancier réalise avec ce même appareil un électrocardiogramme, qui est transmis par GPRS au médecin régulateur. Après avoir analysé l'électrocardiogramme, le médecin oriente le patient dans un service approprié. En cas d'urgence, un SAMU est envoyé auprès du patient, rappelle-t-on.

Si Marc Giroud juge positif que des ambulanciers s'équipent de défibrillateurs semi-automatiques, il estime anormal qu'ils fassent des électrocardiogrammes. "Même s'ils sont formés, cela ne relève pas de leurs compétences mais de celles des infirmières".

Mais surtout, il considère que "la logique du dispositif n'est pas bonne". "En cas de douleur thoracique et si on estime nécessaire de faire un électrocardiogramme, alors c'est qu'on soupçonne la possibilité d'un début d'infarctus. C'est donc une équipe médicale qui devrait être sur place et pas un ambulancier".

"En cas de problème, le SAMU mettra encore une trentaine de minutes pour arriver. Le défibrillateur semi-automatique n'est pas suffisant, un traitement de désobstruction doit être immédiatement prodigué en cas d'infarctus du myocarde".

Marc Giroud s'étonne que "dans ce département, on présente comme des nouveautés des diminutions de prestation pour le patient, l'infirmière réalisant le travail du médecin et l'ambulancier celui de l'infirmière".

Jean-Jacques Arzalier défend le dispositif précisant que "le conseil départemental de l'Ordre des médecins a donné son accord aux ambulanciers pour les électrocardiogrammes". Ils n'analysent par les électrocardiogrammes. Ils ne font que poser les électrodes. Dans les hôpitaux, les électrodes sont parfois posées par des aide-soignants ou des externes".

"Lorsque le régulateur reçoit un appel évoquant une douleur typique de l'infarctus du myocarde, on envoie bien sûr un SMUR. Lorsque l'appel ne donne pas d'éléments suffisamment clairs, on envoie généralement un médecin libéral de garde auprès du patient. Ce n'est que lorsqu'il n'y a pas de médecin libéral que l'on envoie un ambulancier avec un défibrillateur semi-automatique".

Le chef de service considère que le dispositif a démontré que la régulation était efficace. "Sur 50 déplacements pris en charge par les ambulanciers au premier trimestre, 5 ont nécessité l'envoi du SAMU. Ces personnes ont été ensuite prises en charge sans difficulté. Quand c'est un médecin libéral qui réalise un électrocardiogramme, l'interprète et fait appel au SAMU, on ne se pose pas la question du délai d'intervention".

Il souligne enfin que le temps d'intervention du SAMU du Var est excellent avec une moyenne de 45 minutes entre l'appel du patient et son arrivée dans le service de cardiologie.

cf/eh/APM-Reuters polsan
CFGDA002 11/04/2003 14:01 ACTU