Lu dans la presse

Voila ce que le colonel Raymond ne veut pas!

TULLE


samedi 16 avril 2011 - 16:25

Huit cents pompiers en colère dans les rues de Tulle

Environ 800 sapeurs pompiers de toute la Corrèze ont manifesté, aujourd'hui à Tulle, contre les modalités de mise en oeuvre de la garde ambulancière H24. Celle-ci est considérée par les manifestants comme une privatisation déguisée du secours d'urgence.

 

 

 

Devant la préfecture de la Corrèze, dans une ambiance par moment électrique, le préfet, Alain Zabulon s'est adressé aux manifestants.

Le représentant de l'État a répété que le projet de cahier de charges actuellement soumis par les transporteurs sanitaires aux autorités de tutelle, ne pouvait pas être validé en l'état.

Certains paragraphes de ce projet qui a mis le feu aux poudres pouvaient, en effet, nourrir l'inquiétude d'une possible intervention de la permanence ambulancière sur le champ de compétence du SDIS de la Corrèze.

Par ailleurs, selon le préfet, le financement de la permanence ambulancière n'est à ce jour pas acquis.


Le préfet à également proposé la tenue sou quinzaine d'une table ronde regroupant les sapeurs pompiers, les représentants des transports sanitaires, les services de l'État, L'Agence régionale de santé (ARS) et les élus, afin « de retrouver les voies d'un dialogue apaisé ».

Jean-Marc Jacob, médecin sapeur pompier :

« Nous constatons qu'après des mois de discussions où nous avons toujours été présents et disposés à discuter, nous revenons sans cesse à la même impasse.

Les Sapeurs pompiers ne demandent qu'à faire ce qui est leur mission, ne remettant en cause l'intervention des transports sanitaires, mais n'entendant pas se laisser manipuler. Nous demandons l'abrogation définitive et immédiate de H24 dans sa forme actuelle. Vous nous l'accordez.

Nous considérons, en effet, et vous semblez être d'accord avec nous, que la prise en charge des urgences vitales et des secours aux personnes et de la responsabilité exclusive des sapeurs pompiers en partenariat avec le Samu.

Nous sommes prêts à discuter avec nos collègues du Samu, mais les relations de confiance avec le directeur médical du Samu étant brisée, nous ne discuterons désormais qu'avec son successeur. »

Lire l'article de presse