Secours à personne € € €

Les sapeurs-pompiers de Saône et Loire s’inquiètent du fonctionnement normal du centre 15 départemental.
Les médecins régulateurs de ce centre 15 engagent très souvent les entreprises de transports sanitaires privées dont c’est la mission première financé par l’assurance maladie, sur les cotisations sociales des assurés prélevées sur leur salaire.Il est vrai qu’à l’instar de notre département le vocable, « secours à personne » cache une activité hors de proportion avec la réalité et représente une manne financière justifiant des budgets conséquents.
Lorsqu’on connait l’activité de transport sanitaire des pompiers-ambulanciers  (70 % de leur activité) les politiques devraient s’inquiéter de leur coût exorbitant pour transporter en majorité de la bobologie  de complaisance et participer par ailleurs à la saturation des urgences des hôpitaux varois.
Le SAMU centre 15 varois participe sans complexe à cette gabegie mais n’hésite pas à réclamer sans cesse de nouveau financement. La pression fiscale exercée sur les contribuables obligera les politiques de ce département à se pencher un jour sur la question et éviter de proposer comme l’a fait le président du conseil général du var une colonne de plus dans la feuille d’impôts locaux.

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LUNDI 24 JUIN 2013 À 19:30

Secours à personne
Le Président du CA du SDIS dénonce, ses pompiers le soutiennent

 

Suite au discours du président du Service Départemental d’Incendie et de Secours de Saône et Loire sur le secours à personnes, lors de la journée nationale des sapeurs pompiers le 15 juin dernier à Montceau-les-Mines, nous avons reçu un communiqué des organisations représentatives des sapeurs pompiers, professionnels et volontaires.

 
Voici ce texte :

 

« Monsieur le Président,

 

Lors de votre allocution du samedi 15 juin dernier à l’occasion de la journée Nationale des Sapeurs-Pompiers à Montceau-les-Mines, vous avez souhaité soulever et dénoncer publiquement les « dysfonctionnements dans la sollicitation des moyens de secours par le Centre 15 », tout en en appelant à l’Etat représenté par le Préfet Sudry.

Sachez que vos hommes, qu’ils soient professionnels ou volontaires, à la réception des appels 

comme sur le terrain, ne peuvent qu’attester des situations ubuesques et « inacceptables » qu’ils 
vivent à nouveau quotidiennement dans leur mission de secours aux personnes. Nous pourrions 
même dire que nous sommes dans le burlesque si nous ne parlions pas de victime, lorsque le SAMU 
décide, à titre d’exemple parmi une liste malheureusement trop longue, d’engager une ambulance 
privée pour porter assistance à un sapeur-pompier blessé en service dans la cour même de l’Ecole 
Départementale des Sapeurs-Pompiers de Saône et Loire !!! Mais il y a malheureusement pire, 
lorsque la vie de nos concitoyens est engagée, et que le SAMU se prive volontairement des secours 
publics de proximité dont il dispose, pour privilégier d’autres acteurs … aux objectifs avant tout 
comptables (et c’est légitime) qui sont ceux d’une entreprise ! La privatisation des secours d’urgence
est donc en marche dans notre département, au détriment des victimes pour lesquelles nous 
sapeurs-pompiers, nous sommes toujours attachés préserver l’intérêt avant tout. 
Oui, Monsieur le Président, « l’impression que le SAMU et certains de ses régulateurs se 
transforment en lobbyistes des intérêts de transporteurs privés »est également la nôtre !Or il est 
inadmissible que le secours aux personnes, et à plus forte raison l’urgence vitale, ne soit aujourd’hui 
considéré comme un simple produit marchand assurément coûteux pour notre pauvre Sécurité 
Sociale et dans le même temps « juteux » pour certains. Alors que vous vous efforcez avec vos 
collègues Elus, à maintenir une distribution des secours publics de qualité en tout point de notre 
territoire et ce à moindre coût pour les contribuables, d’autres se fichent de cette réalité et ne se 
gênent aucunement pour saler la facture en faisant abstraction de nos moyens au profit 
d’ambulanciers privés, ou pire en les doublant par ces mêmes acteurs. 
Oui, Monsieur le Président, « les pompiers ne sont pas des bouche-trous, ceux qu’on envoie 
quand ça n’intéresse pas le privé », mais c’est malheureusement comme cela qu’ils perçoivent à ce 
jour leur métier, en étant à la merci des décisions incompréhensibles et surtout non contestables 
prises par quelques médecins siégeant au SAMU de Chalon sur Saône, qui semble-t-il n’ont de 
comptes à rendre à personne. Pour qui nous prennent-ils ?? Nombre d’incidents adressés à la 
hiérarchie, nombre de lettres rédigées par les victimes ou leur famille pour dénoncer des situations 
intolérables, nombre d’avancées technologiques coûteuses mises en place pour faciliter les 
communications et la transparence avec notre partenaire, nombre de rencontres, nombre d’efforts 
de notre part … et pour quel résultat ? Le protocole tripartite SAMU-SDIS-AMBULANCIERS PRIVES signé le 15 février dernier par les 
différentes parties, devait soi-disant permettre de clarifier les missions et conditions d’engagement 
de chacun, sans dénaturer les conventions bipartites déjà existantes. Comme nous vous l’avions 
indiqué à plusieurs reprises, nos inquiétudes quant à la teneur de ce document et à l’application 
douteuse qu’il pourrait en être faite, se sont donc révélées justifiées. Car comme vous avez pu le dire 
haut et fort, « si le SDIS respecte ce qu’il signe », « d’autres considèrent ces conventions comme 
chiffon de papier » ! 
C’est pourquoi, plus que jamais déterminés, nous souhaitons qu’il soit mis un terme à ce 
protocole très restrictif quant à l’engagement des sapeurs-pompiers comme nous l’avions dénoncé 
d’une part, et qui n’a plus lieu d’être à compter du moment où l’un de ses acteurs n’en respecte pas 
les fondements d’autre part. De la même manière, nous comptons que le SDIS retrouve son rôle 
d’acteur majeur du secours aux victimes et nous prônons pour cela une large communication autour 
de nos numéros d’urgence que sont le 18 et le 112. Il s’agira par là de rappeler à la population qu’en
composant ces numéros, elle peut indéniablement compter sur une réponse adaptée au degré de 
gravité de la demande, notamment par l’engagement réflexe et immédiat de nos moyens selon le 
caractère reconnu d’urgence vitale. 
Enfin, Monsieur le Président, vous pouvez avoir l’assurance de notre soutien au travers de la 
position publique que vous avez affichée samedi dernier sur ce dossier, commune à chacun d’entre 
nous. »

L’intersyndicale des sapeurs-pompiers professionnels du SDIS 71 :

*Les représentants des sapeurs-pompiers volontaires siégeant au Comité Consultatif Départemental des SPV du SDIS 71